Home
 venerdì, 30 luglio 2010

Une aide pour ses détenus

L'enfer des prisons zimbabwéennes
Le Zimbabwé demande une aide pour ses détenus, selon un documentaire télévisé qui montre les conditions effroyables qui prévalent dans les prisons du pays.


BBC Afrique

detenuto malato e affamatoPendant des mois, les auteurs de documentaire sud-africain ont filmé la vie dans ces établissements, où selon eux des dizaines de détenus meurent chaque jour de faim et de maladie.
Le flm est intitulé "Hell hole": le Trou d'enfer. Son réalisateur, Johann Abrahams, déclare à la BBC que le gouvernement zimbabwéen demande maintenant une aide pour remédier à la situation.
"Les Zimbabwéens ont besoin d'une aide humanitaire pour acheter de la nourriture et des vêtements, et fournir une assistance juridique pour les prisonniers" précise Johann Abrahams, de la South African Broadcasting Corporation, la principale compagnie de radio / télédiffusion en Afrique du Sud.
Dans le documentaire de la SABC, les prisonniers déclarent par exemple que les bien-portants et les malades doivent dormir côte à côte dans des cellules insalubres et surpeuplées.

MugabèConditions insalubres
Le film montre aussi comment le personnel pénitentiaire a converti certaines cellules pour en faire des "salles d'hôpital" pour les mourants.
Dans des morgues rudimentaires, construites dans les terres des prisons, les corps de détenus "pourrissent par-terre, couverts de vers".
"Ils n'ont pas les moyens de faire face eux-mêmes à la situation" explique Johann Abrahams. "Ils reconnaissent que le problème est grave, et c'est bien sûr l'ancien gouvernement (du président Robert Mugabé) qui devrait répondre à ces questions".
L'an dernier, la Zimbabwe Association for Crime Prevention and Rehabilitation of the Offender (association zimbabwéenne pour la prévention du crime et la réhabilitation des délinquents) précisait dans un rapport que le pays comptait 55 prisons. Le document précisait que ces établissements étaient conçus pour accuellir environ 170.000 détenus, mais qu'on estime à plus de 35.000 le nombre des personnes incarcérées.
Si le Zimbabwé demande effectivement une aide pour faire face à cette crise, ce ne sera pas le premier appel lancé par le nouveau gouvernement d'union nationale.

Des écoles ont ouvert (ou réouvert) leurs portesDes écoles ont ouvert (ou réouvert) leurs portes
Message d'espoir

Dans un article publié récemment par le journal britannique le Times, le premier ministre Morgan Tsvangirai demande aux bailleurs de fonds et aux partenaires commerciaux du Zimbabwé de soutenir l'action de son équipe.
Il affirme que depuis son entrée en fonctions en février dernier, des progrès "modestes mais significaifs" ont déjà pu être accomplis.
Tout en reconnaissant que le gouvernemement qu'il dirige n'est pas parfait, il annonce notamment: "nous avons commencé à verser des allocations mensuelles aux fonctionnaires pour permettre au secteur public de redémarrer, et pour donner un coup de pouce essentiel à l'économie'.
Morgan Tsvangirai poursuit: "nous avons supervisé l'ouverture d'hôpitaux et d'écoles, freiné l'hyperinflation, réduit les prix de produits de première nécessité, et rationalisé les tarifs des services publics".
"Mais ce qui est plus important", selon lui, "c'est que cette nouvelle donne politique a rendu l'espoir à un pays qui avait perdu tout optimisme et toute confiance dans l'avenir".
Et Morgan Tsvangirai ajoute qu'il veut voir le Zimbabwé, qui actuellement a besoin d'une aide d'urgence, devenir un jour un pays attirant pour les investisseurs occidentaux.


Home